Les origines des berberes

Les origines des berberes
Au VIIIe millénaire av. J.-C., un type d'homme anthropologiquement proche des habitants actuels du Maghreb fit son apparition. Probablement d'origine orientale, cet Homo sapiens sapiens, appelé «capsien» – de Capsa, nom antique de Gafsa (Tunisie) –, serait l'une des composantes de la souche berb??re. Il se serait étendu d'abord aux parties orientale et centrale du Maghreb, puis en direction du Sahara. On lui connaît des équivalents dans certains pays méditerranéens (civilisation natoufienne).

Le Maghreb s'enrichit aussi d'autres apports; du nord, par l'est et par l'ouest, à travers les détroits de Messine et de Gibraltar, arriv??rent des populations européennes. Certaines nécropoles et tombes maghrébines témoignent de la présence d??s le IIIe millénaire d'une population noire venue du sud, probablement à la suite de l'ass??chement du Sahara. Au IIe millénaire, d'autres petits groupes continu??rent à affluer au Maghreb. C'est à ce fonds paléoberb??re divers, mais à dominante capsienne (c'est-à-dire appartenant à la culture préhistorique de Capsa), que les spécialistes rattachent les Proto-Libyens, ancêtres des Berb??res. Des données physiques mais aussi culturelles – même emploi rituel de l'ocre rouge, même utilisation et décoration de l'??uf d'autruche – sont souvent invoquées pour appuyer la th??se de la parenté entre capsiens et Proto-Libyens.

Les sources
Les Proto-Berb??res, installés à l'ouest du Nil, nous sont connus grâce aux inscriptions et aux documents égyptiens. Les Tehenou et les Temehou au IIIe millénaire, les Libou et les Maschwesch au IIe millénaire y sont souvent décrits comme des peuples belliqueux et puissants. Ces Proto-Berb??res de l'Est parvinrent à se constituer en véritable puissance et réussirent, au début du Ier millénaire, à se rendre maîtres de l'???^gypte.

Nous disposons dans l'art préhistorique d'une source relative à l'apparition des Proto-Berb??res dans les massifs centraux sahariens, où des centaines de peintures rupestres ont été recensées. Les fresques du tassili des Ajjer, du IVe millénaire au milieu du IIe, figurent pour la premi??re fois des Proto-Berb??res. L'espace saharien, auparavant peuplé de Noirs, vit l'arrivée de populations blanches, probablement d'origine septentrionale, qui auraient progressé à partir du bas Sahara algérien et tunisien. Au Néolithique final et à l'époque protohistorique, la présence des Proto-Berb??res dans le Sahara s'intensifia. Les fresques les représentent conduisant des chars tirés par des chevaux. L'introduction du cheval dans cette région – probablement à partir de l'???^gypte – permit aux Proto-Berb??res de dominer les pasteurs mélanodermes. Au Ve si??cle av. J.-C., Hérodote signala l'importance des chars sahariens, en précisant que les Garamantes du Fezzan et du tassili des Ajjer s'en servaient encore pour chasser les populations noires. Cette occupation du Sahara se poursuivit au début de l'époque historique.

# Posté le jeudi 29 juin 2006 08:18

Modifié le jeudi 29 juin 2006 15:19

Histoire des Berberes d'après ibn khaldoun

Histoire des Berberes d'après ibn khaldoun
Histoire des Berberes (Tome 1 Pages 199 et suivantes) Ibn Khaldoun "Citons ensuite les vertus qui font honneur à l'homme et qui étaient devenues pour les Berbères une seconde nature ; leur empressement à s'acquérir des qualités louables, la noblesse d'âme qui les porta au premier rang parmi les nations, les actions par lesquelles ils méritèrent les louanges de l'univers, bravoure et promptitude à défendre leurs hôtes et clients, fidélité aux promesses, aux engagements et aux trairés, patience dans l'adversité, fermeté dans les grandes afflictions, douceur de caractère, indulgence pour les défauts d'autrui, éloignement pour la vengeance, bonté pour les malheureux, respect pour les vieillards et les hommes dévots, empressement à soulager les infortunés ; industrie, hospitalité, charité, magnanimité, haine de l'oppression , valeur déployée contre les empires qui les menaçaient, victoires remportées sur les princes de la terre,dévouement à la cause de Dieu et de la religion ; voilà, pour les Berbères ; une foule de titres à une haute illustration, titres hérités de leurs pères et dont l'exposition ; mise par écrit, aurait pu servir d'exemple aux nations à venir, Que l'on se rappelle seulement les belles qualités qui les portèrent au faîte de la gloire et les élevèrent jusqu'aux hauteurs de la domination, de sorte que le pays entier leur fut soumis et que leurs ordres rencontrèrent partout une prompte Obéissance.

Parmi les plus illustres Berbères de la première race, citons d'abord Bologguin-Ibn-Ziri le Sanhadjien qui gouverna l'Ifrikïa au nom des Ftémides : nommons ensuite Mohamed-Ibn-Khazer et son fils EI- Kheir, Youçof-Ibn Tachefin, rot des Lemtouna du Maghreb, et Abd el Moumen Ibn Ali, grand cheikh des Almohades et disciple de L'imam ÉI-Mehdi. Parmi les Berbères de la seconde race on voit figurer plusieurs chefs éminents qui, emportés par une noble ambition, réussirent à fonder des empires et à conquérir le Maghreb central et le Maghreb-el-Acsa. D'abord Yacoub lbn-Abd EI-HACK, sultan des Beni-Merin ; puis, Yaghmoracen-Ibn-Zîan, sultan des Béni Abd-el-Ouad ; ensuite, Mohammed-Ibn.Abd-el-Caouï-Ibn-Ouzmar , chef des Béni-Toudjîn. Ajoutons à cette liste le nom deThabet-Ibn-Mendïl, émir des Maghraoua, établis sur le Chélif, et celui d'Ouzmar-Ibn-Ibrahim, chef des Beni-Rached ; tous princes contemporains, tous ayant travaillé, selon leurs moyens pour la prospérité de leur peuple et pour leur propre gloire. Parmi les chefs berbères voilà qui possédèrent au plus haut degré les brillantes qualités que nous avons énumérées, et qui, tant avant qu'après l'établissement de Ieur domination, jouirent d'une réputation étendue, réputation qui a été transmise à la postérité par les meilleures autorités d'entre les Berbères et les autres nations, de sorte que le récit de leurs exploits porte tous les caractères d'une autheticité parfaite. Quant au Zèle qu' ils déployèrent à faire respecter le présriptions de l'islamisme, à se guider par les maxims de la loi et à soutenir la religion de Dieu ; on rapporte, à ce sujet, des faits qui démontrent la sincérité de leur foi, leur orthodoxie et leur ferme attachement aux croyances par lequelles ils s'étaient assurés la puissance et l'empire. Ils choisissaient d'habiles précepteurs pour enseigner à leurs enfants le livre de Dieu, ils consultaient les casuistes pour mieux connaître les devoirs de l'homme envers son céateur . Ils cherchaient des Imams pour leur confier le soin de célébrer la prière chez les nomades et d'enseigner le Coran aux tribus ; ils établissaient dans leurs résidences de savants jurisconsultes, chargés de remplir les fonctions de cadi ; ils favorisaient les gens de piété et de vertu, dans l'espoir de s'attirer la bénédiction divine en suivant leur exemple ; ilS demandaient aux saints personnages le secours de leurs prières ; Ils affrontaient les périls de la mer pour acquérir jes mérites de la guerre sainte ; ils risquaient leur vie dans le service de Dieu, et ils combattaient avec ardeur contre ses ennemis. Au nombre de ces princes on remarque au premier rang Youçof-Ibn-Tachfin et Abdelmoumen-Ibn-Ali ; puis viennent leurs descendant et ensuite Yacoub-Ibn-Abd-el-Hack et ses enfants. Les traces qu'ils on laissées de leur administration attestent le soin qu'ils avaient mis à fair fleurir les sciences, à maintenir la guerre sainte, à fonder des écoles, à élever des Zàouïa et des Ribat, à fortifier les frontières de l'empire, à risquer leur vie pour soutenir la cause de Dieu, à dépenser leurs trésors dans les voies de la charité, à s'entretenir avec les savants, à leur assigner la place d'honneur aux jours d'audience publique, à les consulter sur les obligations de la religion, à suivre leurs conseils dans les événements politiques et dans les affaires de la justice, à étudier l'histoire des prophètes et des saints, à faire lire ces ouvrages devant eux dans leurs salons de réception, dans leurs salles d'audience et dans leurs palais, à consacrer des séances spéciales au devoir d'entendre les plaintes des opprimés, à protéger leurs sujets contre la tyrannie des agents du gouvernement, à punir les oppresseurs, à établir au siège du khalifat et du royaume, dans l'enceinte même de leurs demeures, des oratoires où l'on faisait sans cesse des invocations et des prières, et où des lecteurs stipendiés récitaient une certaine portion du Coran tous les jours, matin et soir. Ajoutons à cela qu'ils avaient couvert les frontières musulmanes de forteresses et de garnisons, et qu'ils avaient dépensé des sommes énormes pour le bien public, ainsi qu'il est facile de le reconnaitre à l'aspect des monuments qu'ils nous ont laissés. Faut-il parler des hommes extraordinaires, des personnages accomplis qui ont paru chez le peuple berbère ? alors, on peut citer des saints traditionnistes à l'à.me pure et à l'esprit cultivé ; des hommes qui connaissaient par coeur les doctrines que les Tabês et les Imams suivants lavaient transmises à leurs disciples ; des devins formés par la nature pour la découverte des secrets les plus cachés. On a vu chez les Berbères des choes tellement hors du commun, des faits tellement admirables, qu'il est impossible de méconnaître le grand soin que Dieu a eu de cette race. .." .

# Posté le jeudi 29 juin 2006 08:26

Modifié le jeudi 29 juin 2006 08:38

( a la montagne) ( g- adrar

( a la montagne)  ( g- adrar
v tejra........................(arbre)
v a âakez ....................(bâton)
v takerrucht .................(chêne)
v akjoun .....................(chien)
v amchiche..................(chat)
v tighilt ......................(colline)
v asennan ....................( épine)
v ajejig ......................(fleur)
v tamekehelt.................(fusil)
v vururu .....................(hibou)
v ilili .........................(laurier-rose)
v awtul ......................(lièvre)
v azru,ablad, adghagh......(pierre)
v itvir.........................(pigeon)
v ilef .........................( sanglier)
v taghirdemt.................(lézard)

# Posté le jeudi 29 juin 2006 08:54

corps humain

corps humain
 afus ……………………..( main)
 akarou ………………….(tête )
 achâar ………………….(cheveux)
 allen…………………….(yeux)
 adad…………………….(doigt)
 azagur…………………..(dos)
 adar …………………….(pied)
 a âaboud………………..(ventre)
 ighil ……………………(bras)
 aglim …………………..(peau)
 takâavourth ……………(cheville)
 inzar……………………(nez)
 amezough ……………..(oreilles)
 aqemouche ……………(bouche)
 achenfir ……………….( lèvre )
 lhenk………………...…(la joue)
 toughmas………………(dents)
 iles……………………..(langue)
 icher………………….. (angle)
 taghoucht ……………..( la voie )
 sousfagh ………………( j’ai craché)
 llmoukh ……………….(cerveau )
 lâakel ………………….( la conscience ; la sagesse)
 lâamar …………………(âge)
 oul , ouliw ……………(cœur , mon cœur)
 afoud …………………..(jambe)
 lchfour…………………(paupière)
 aveka ………………….(gifle )
 akadam………………...(un pas)
 a yeffous ………………( a droite)
 azelmadh……………….(a gauche)
 ufella……………………(en haut

# Posté le jeudi 29 juin 2006 15:50

conjugaison en kabyle (moi je suis kabyle)

conjugaison en kabyle (moi je suis kabyle)
- Nek d aqvayli..............(moi je suis kabyle)
- Nek d taqvaylit ...........(moi ,je suis kabyle)
- Kech d aqvayli ............( toi , tu es kabyle )
- :kem d taqvaylit...........( toi , tu es kabyle )
- netta d aqvayli ..........( lui ,il est kabyle )
- nettat d taqvaylit ........(elle , elle est kabyle )
- nek ni d iqvayliyen........( nous ,nous sommes kabyle )
- nekk enti d tiqvayliyin....( nous ;nous sommes kabyles )
- kunwi d iqvayliyen.........( Vous,vous êtes kabyles.)
- Nitni d iqvayliyen..........( eux , ils sont kabyles)
- Nitenti d tiqvayliyin .......( elles ,elles sont kabyles )

# Posté le jeudi 29 juin 2006 15:59

Modifié le samedi 01 juillet 2006 07:06